vanyg est méchant

vanyg est méchant voyage en tunisie djerba

28 mai 2005

Adriana Karembeu ou Jackie Sardou ?

         

12 h 28 Regensburg, B

Salut les amis, je vous blogue de Regensburg.
Du plus profond de l'Allemagne, vers Munchen
C'est propre et il n'y a que des blonds souriants, hauts de deux mètres
et qui bossent...

s4_haidplatz

Qui rêve de me rejoindre à la conférence du siècle?
Partout des Claudia Shiffer et des Adriana Karembeu...

top

Ps: bonne et belle fête a venir aux mamans, les gars...
tschußßßßßßßßßßßßßßßß



13 h12 Paris, D

Pleure pas B, tu la reverras ta mère...
Tente le coup, évade-toi de ton stalag.
Munich-Paris, avec une vache laitière,
par les départementales, c'est jouable...

vache_et_prisonnier



00 h 17  Regensburg, B

Superbe soirée pas trop saucisse géante dans un restau-terrasse plein air
sur les bords du Danube (en fait sur une île dans la ville façon Firenze)
Les meufs ont le type Sissi impératrice...

s4_biergarten

Vers minuit elles dansent sous les tilleuls avec des jambes de deux mètres et
des top noir vraiment très top...
Bien sur, comme moi je ne bois pas trop, alors je peux encore discuter d'Habermas (qui ça?) avec elles...
Bière a volonté ( par litre...), poitrine fumée (de porc...) et kartofen
(grillées) itou...
Je ne regrette pas ma soirée...

marjorba
Bises und guten tag alles


8 h 37 Paris, D
En parlant de charcuterie...

bridou

Tu l'as vue où ton île à Firenze ?
Je vois l'Arno et deux rives, ça fait pas une île.
Ce sont les jambes de deux mètres ou la bière qui te font oublier ta
géographie ?
kiffe bien les Teutonnes


11 h 32 Regensburg, B

Je pensais au ponte vecchio, c'est comme une île sauf que c'est un pont.
Pour info ....ici, c est le big débat sur le référendum en France et sur
la große connerie de Chirac (encore une...) qui ne semble pas connaître
les râleurs de français ou alors...si...mais alors c'est encore pire ....
Bon... vous voyez le genre...
en plus... une baffe pour Gérad last week alors...
Je leur dit que pour moi et tout mes amis et ex amis...
c'est oui que je leur dis à mes nouveaux amis danubien....
Intox pour pas avoir l'air con ...
Je rentre pile poil dimanche pour voter ...
tschuß...



14 h22 Paris
, D

Pourquoi tu mets des points de suspension partout?
Tu reprends tout le temps ta respiration, c'est ça?
T'es essoufflé ou quoi?
Késki t'arrives?
Tu halètes sur une grosse blonde?

2066
T'as concrétisé la soirée d'hier soir?

C'est la choucroute qui passe pas?

jesper_s_holiday_choucroute_2003_choucroute

Avec 32 degrés à l'ombre, la choucroute à midi, c'était pas raisonnable non pus.
Respire par le nez et expire par la bouche, doucement.
Voilaaaa! Ca va mieux?
 Ps: J'crois la grosse boche c'est endormie, tu peux arrêter de gigoter.


12 h 45 Regensburg, B

Les ponts de suspension, c'est à cause du clavier danubien, tu n'as que des ßßßßßßßßßßßßßßßß
partout ou des ööööööööööööö
Je ne sais point ou sont les accents et les " et les ! et les `´ etc.
et sinon madame dort peu ici car le petit brun basané et trapu est une
ressource assez rare sur les bords du Danube (points de suspensions)

basan_2

Ps : Votez oui pour faire simplement plaisir a des millions d'Adriana
Karembeu, un jour reconnaissantes vous verrez, c'est pas mal comme
motivation pour dire oui dimanche ça change de vos débats et arguments interminables
tschuß


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27 mai 2005

Parodie de l'appel du 18 juin

    

 

Discours que le général de Gaulle aurait prononcé à la radio le 27 mai 2005

(honteusement inspiré du discours du 18 juin 1939)

Les hommes qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête du gouvernement français, ont formé une coalition. Cette coalition, alléguant la défaite de sa politique, s'est mise en rapport avec les socialistes pour voter oui.

Certes, nous avons été, nous sommes, submergés par la force médiatique, télévisée et radiodiffusée, de l'ennemi. Infiniment plus que leur nombre, ce sont les menaces, les pressions, la tactique des partis institutionnels qui nous font reculer.

Ce sont les menaces, les pressions, la tactique des partis institutionnels qui ont surpris nos concitoyens au point de les amener là où ils en sont aujourd'hui. Mais le dernier mot est-il dit ? L'espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ?

Votez non ! Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n'est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire.

Car la France n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle a un vaste Continent derrière elle. Elle peut faire bloc avec les peuples britannique et hollandais qui vont voter eux aussi et continuent la lutte. Elle peut, comme l'Angleterre, utiliser sans limites l'immense pouvoir du référendum.

Cette ratification n'est pas limitée au territoire malheureux de notre pays. Cette ratification n'est pas tranchée par le référendum de France.

Ce vote est un vote européen. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances, n'empêchent pas qu'il y a, dans ce continent, tous les moyens nécessaires pour écraser un jour nos ennemis libéraux. Foudroyés aujourd'hui par la force médiatique, nous pourrons vaincre dans l'avenir par une force médiatique supérieure. Le destin du monde est là.

Moi, Général de Gaulle, actuellement à Colombey, j'invite les électeurs et les électrices français qui se trouvent sur le territoire national ou qui viendraient à s'y trouver, avec leurs bulletin, à voter NON, j'invite les électeurs et les électrices qui se trouvent en territoire français ou qui viendraient à s'y trouver, à se mettre en rapport avec moi.

Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas.

Moins connu que l'appel du 18 juin, le discours radiophonique prononcé par le maréchal Pétain la veille
révèle une autre idée de la France. En actualisant quelques mots on obtient une parodie qui permet au vieux maréchal de donner son point de vue sur la campagne actuelle.

Discours que le Maréchal Pétain aurait prononcé à la radio le 27 mai 2005

(honteusement inspiré du discours du 17 juin 1939)

Français! J'ai demandé à mes concitoyens de voter oui à la constitution. Le gouvernement a désigné mercredi les fonctionnaires chargé de recueillir leurs votes.

J'ai pris cette décision, dure au cœur d'un soldat, parce que la situation politique l'imposait. Nous espérions résister sur les domaines de l'emploi et de la culture. Le premier ministre Raffarin avait regroupé nos forces. Son seul nom présageait la victoire. Pourtant la ligne a cédé et la pression libérale a contraint nos forces à la retraite.

Dès 2003, une nouvelle constitution était inévitable. Cet échec vous a surpris. Vous souvenant de Maastricht et de Nice, vous en cherchez les raisons. Je vais vous les dire.

Le 1er mai 2005, nous avions encore 2 775 000 personnes au chômage, malgré neuf ans de réformes énergiques. A la veille de la crise actuelle, nous en avions deux millions de moins.

En 2003, nous étions 15 nations dans l'union européenne: en mai 2005, il y en a 25.

En 2005, nous avons contre nous dix nouveaux entrants pro-américains et 60 millions d'anglais ultra-libéraux.

L'infériorité de notre protection sociale a été plus grande encore que celle de la sauvegarde de l'environnement. Les euro-députés français ont livré à un contre six leurs combats. Moins forts qu'il y a deux ans, nous avons aussi moins d'amis.

Trop peu d'enfants, trop peu d'entreprises, trop peu d'alliés: voilà notre défaite.

Le Peuple français ne conteste pas ses échecs. Tous les peuples ont connu tour à tour des succès et des revers. C'est par la manière dont ils réagissent qu'ils se montrent faibles ou grands.

Nous tirerons la leçon des batailles perdues. Depuis la victoire socialiste de 81, l'esprit de jouissance l'a emporté sur l'esprit de sacrifice. On a revendiqué plus qu'on a servi. On a voulu épargner l'effort: on rencontre aujourd'hui le malheur. J'ai été avec vous dans les jours glorieux. Chef du gouvernement, je suis et resterai avec vous dans les jours sombres.

Votez oui. Le combat reste le même. Il s'agit de la France, de son sol, de ses fils 

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22 mai 2005

Toujours du sable! : Voyage entre dunes et plages

                   

Dimanche

Houmt-Souk

L’atterrissage chaotique est indûment salué par l’ensemble des passagers, des touristes-ploucs ravis d’être en vacances, pressés de rougir au soleil, impatients de faire un tour de dromadaire et heureux de vivre en général. En omettant ostensiblement de répondre au salut pourtant poli des hôtesses au sortir de l’avion, j’espère faire sentir ma différence d’avec ces piètres compagnons de voyage et mon mépris pour l’amateurisme flagrant du pilote.

Dehors c’est la nuit tiède du désert. On baigne dans l’odeur rance de bitume et de gasoil du tarmac. Au loin les silhouettes des palmiers entourent l’aéroport.

C’est l’Afrique et tout va bien… Merde !

dsc_9476

Hôtel Arisha

Un chauffeur de taxi escroc nous mène, après moult détours, dans un hôtel-caravansérail au passé glorieux et au présent plutôt miteux. Les chambres y donnent sur une large cour carrée ou des arbres fleuris encadrent une piscine vide et poussiéreuse. La peinture s’écaille, les robinets gouttent, des vieux en djellabas causent un peu fort. Tout suinte la misère et l’authenticité…Je me sens un peu mieux. A part nous, que des tunisiens ici. On s’endort dans le paisible brouhaha des conversations en arabe.

dsc_9697

Lundi

Houmt-Souk

Réveil a cinq heures by muezzin : Allah Akbaaaaaaaaaaaarrrrrrrrr

Ballade dans la ville. Seul un sourire de façade accompagné d’une politesse infinie, le tout nappé d’une légère couche d’humour permettent de résister avec style et panache aux assauts réitérés et agressifs des commerçants flagorneurs du souk à touristes et ce, sans les vexer à mort.

dsc_9585

Hôtel Lotos

Recommandé par des cyber-routardes nipponnes, le Lotos ne tient guère ses promesses. A sa décharge, les chantiers qui le bordent de toutes parts compromettent le calme de ses chambres et, à terme, sa vue prenable sur la mer. Les grands couloirs déserts, les plafonds élevés, les vastes terrasses, tout cela sied cependant aux routards amateurs d’ambiance post-coloniale que nous prétendons être. On établit le campement. Service impècable. L’ hôtel est totalement vide.

 

Promenade sur la plage des hôtel-club rien que pour dédaigner les touristes obèses. C’est bon de mépriser. On reviendra les voir plus tard.

 

Mardi

Zarzis

Départ pour le continent via la voie romaine en bus avec les locaux .

dsc_9753


Zarzis, Zarzis, Zarzis...
Rien à voir, rien à faire, rien à visiter. Le Clermont-Ferrand tunisien. On boit un bango au bar prés de la station Shell. On arpente le quartier militaire construit par les Français en front de mer. Des murs interminables. Les villas des officiers bordent une plage superbe. Une vie de garnison certes plus confortable qu’à Metz ou à Thionville. De quoi s’accrocher un peu, de quoi justifier largement les massacres de Bizerte. Un gamin nous suit. On rêve face à la mer. Quelques touristes en calèche. Le gamin se lasse, s’éloigne. Des pêcheurs raccommodent les filets. Que d’authenticité ! Ca manque un peu de misère. Mais que d’authenticité !

hpim0271

Hôtel Nozha

Le guide du routard nous avait prévenus. On y trouve des hôtesses d’accueil pour libyens en goguette. En fait, c’est un claque. Ni plus ni moins. Les filles sont jeunes, vêtues à l’Européennes, à peine trop maquillées. Les clients, en costard, le visage émacié, genre le truand Lee Van Cleef dans « Le bon, la brute et le truand » ne sont guère rassurants. On dîne dans cette ambiance joyeuse et glauque. Uniques touristes, comme d’hab, on nous case dans une aile isolée du bâtiment. Vue sur mer et la RAI à la télé. Vaguement inquiet, je barricade la porte avec la commode et une chaise. Me voici donc, à trente piges passées, dans un bordel africain prêt à soutenir un siège…

Mercredi

Medennine

Pour quelques heures de bus dans une morne plaine qui alterne la steppe et les oliveraies, voici Medennine.

olive1

Plus de touristes du tout. Visite des derniers Ksars. Y en ont détruit des centaines. Il en reste deux pâtés pour appâter le touriste. Des trous à rats en terre battue alignés les uns à coté des autres puis empilés sur trois étages. L’intérieur dégouline d’urine, de crasse et d’authenticité. La fierté locale. Thé à la menthe au café central, les Tunisiens sont adorables et communicatifs.

hpim02831

Les restaus semblent si immondes que l’on se contentera de thon en boite, de pain et de « vache qui rit » mangés au lit.

 

Auberge de jeunesse

Déserte et terne. L’arrivée tardive et inopinée d’un couple de français nous rassure un peu. Des chambres grises, sans meubles dotées d’étroites fenêtres. Un avant goût de la vie carcérale. Longue discussion sur les vertus comparées du seppuku et du 6.35 avant de sombrer dans un sommeil sans rêves.

 

Jeudi

Matmata

Car. On stoppe à Mareth, contexte propice à de nombreux jeux de mots assez fins. Pour raccourcir le trajet on affrète ensuite un taxi louage rien que pour nous. On aborde enfin la montagne. C’est joli. On renonce provisoirement à l’idée de s’ouvrir le ventre. Arrivée dans le fameux village troglodyte. Xième couscous en terrasse. On observe, goguenards, le ballet grotesque des touristes débarquant par paquets de leurs autocars pour parcourir immuablement un même périmètre restreint dont les limites, quoique imaginaires n’en sont pas moins scrupuleusement respectées par ces Marsiens en short et en sandalettes.

tunisip2001_0917_111410aa

A cinq heures tout ce beau monde a évacué le patelin qui retrouve un calme bucolique et authentique qui nous ravi. Promenade dans les collines. Moments de grâce lorsque que le couchant illumine le désert et la ville. Le passage des troupeaux de chèvres, les jeux des enfants, les palabres des femmes dans les jardins, les gestes des hommes aux tables des cafés animent la scène. La fraîcheur du soir qui vient doucement…

tunisia2001_0911_112037aa

Hôtel Matmata

On renonce aux dortoirs sous-terrains des hôtels troglodytes dont le confort précaire et l’hygiène incertaine ne peuvent séduire que des excursionnistes imbéciles arrivants directement des quatre étoiles de la côte. A ce prix, on aime autant avoir une douche dans la chambre. On dîne à l’hôtel d’un Xiéme plus un couscous en compagnie d’une taiwanaise qui, en général, termine un MBA à HEC mais qui, en ce moment, se promène toute seule avec les tunisiens en taxis louage. Total respect.

tunisia2001_0911_111156aa


Dans la soirée, des jeunes allemands débarquent d’un kat-kat et boivent bruyamment de la bière autour de la piscine (vide et poussiéreuse) jusqu’à tard dans la nuit. Finalement ulcéré, je sors et, de quelques mots d’anglais, réduit au silence cette panzer division égarée. Rommel se retourne dans sa tombe.

 

Vendredi

Djerba route touristique

Retour en car à Djerba via Gabès. Trois heures trente de route, c’est long, c’est fatiguant, mais c’est passionnant, d’autant que, comme d’hab, on se débrouille pour être au premier rang du car. Les paysages variés, le costume traditionnel des vielles femmes qui varie d’une ville à l’autre, les oueds asséchés, les troupeaux, les palmeraies… Le Maghreb en technicolor. Dommage que le contrôleur pue atrocement des aisselles durant les trois heures trente de route. Une longue langue de terre si plate, si morne que l’on se croirait au fonds de la mer puis le bac, les mouettes, le vent de la mer, Djerba.

jerba

Hôtel Strand

On galère en arpentant la plage touristique avec les sacs à dos afin de trouver un hôtel pour nous reposer les deux derniers jours. Heureusement, il pleut un peu. La plage est vide.

On découvre finalement l’hôtel Strand. Un peu décati. Presque vide. Une petite piscine non poussiéreuse remplie d’une vraie eau liquide et bleue. La rare clientèle se compose de vieux allemands écolos bien élevés. Les serveurs ne parlent qu’allemand. Pas d’animation. Des fleurs. La chambre la plus proche de la plage de toute l’île. Une vue magnifique sur les roseaux, le sable et les vagues. Le bonheur.

On se pose.

 

Samedi

Djerba route touristique

Journée tranquille. Yoko est ravie de ne pas prendre le bus.

Jus de fruits au Sofitel. Architecture sobre et décoration superbe. On regarde les riches s’observer mutuellement autour de la vaste piscine.

Coca au Paradise. Architecture clinquante et décoration ridicule. On regarde les pauvres s’observer mutuellement autour de la vaste piscine.

Retour au Strand. Architecture incertaine et décoration inexistante. On s’observe mutuellement autour de la petite piscine

arial_view

dscf0002

Le soir, on visite en voisins le casino Partouche. De longs couloirs de marbre. Un restau en haut d’un vaste escalier. On y croise soudainement tout un groupe de ploucs en costards endimanchés qui arrivent pour ce qui semble être LE dîner de la semaine. Dans le lot un égaré mal informé en pull de montagne et en tennis essaie de se faire oublier. Il à l’air assez mal à l’aise… Sa femme semble furax et la fin de sa semaine de vacances compromise. Que de misère ! Ca manque un peu d’authenticité. Mais que de misère !

 

Une mezzanine domine les salles de roulette. Une seule table fonctionne. Rien ne va plus ! Le zéro sort... On rentre en taxi.

 

Dimanche

Dernière matinée. Dernier bain, dernière promenade.

dje_strand_lille.04

baad_djerba_lille.04

A l’aéroport c’est le joyeux bordel des grands jours.

dsc_9900

On décolle avec deux heures de retard. A l’arrivée les ploucs n’applaudissent plus. Ils sont fatigués, ils sont brimés, ils bossent demain.

On attends le bus sous un cerisier. Il fait beau, l’air sent bon, c’est le printemps !

Paris

Dépenses a deux tout compris pour une semaine:

Avion : 2 ×70 =140 €  (by internet)

Taxes d’aéroport : 2 ×30 = 70 €

Change : 206 puis 150 €

RER 4 billets : 40 €

Total: 600 € pour deux
Qui dit moins ?




 

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8 Retour en france

          

Dimanche

Dernière matinée. Dernier bain, dernière promenade.

dje_strand_lille.04

baad_djerba_lille.04

A l’aéroport c’est le joyeux bordel des grands jours.

dsc_9900

On décolle avec deux heures de retard. A l’arrivée les ploucs n’applaudissent plus. Ils sont fatigués, ils sont brimés, ils bossent demain.

On attends le bus sous un cerisier. Il fait beau, l’air sent bon, c’est le printemps !

Paris

Dépenses a deux tout compris pour une semaine:

Avion : 2 ×70 =140 €  (by internet)

Taxes d’aéroport : 2 ×30 = 70 €

Change : 206 puis 150 €

RER 4 billets : 40 €

Total: 600 € pour deux
Qui dit moins ?

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21 mai 2005

7 Strand hotel

       

Samedi

Djerba route touristique

Journée tranquille. Yoko est ravie de ne pas prendre le bus.

Jus de fruits au Sofitel. Architecture sobre et décoration superbe. On regarde les riches s’observer mutuellement autour de la vaste piscine.

Coca au Paradise. Architecture clinquante et décoration ridicule. On regarde les pauvres s’observer mutuellement autour de la vaste piscine.

Retour au Strand. Architecture incertaine et décoration inexistante. On s’observe mutuellement autour de la petite piscine

arial_view

dscf0002

Le soir, on visite en voisins le casino Partouche. De longs couloirs de marbre. Un restau en haut d’un vaste escalier. On y croise soudainement tout un groupe de ploucs en costards endimanchés qui arrivent pour ce qui semble être LE dîner de la semaine. Dans le lot un égaré mal informé en pull de montagne et en tennis essaie de se faire oublier. Il à l’air assez mal à l’aise… Sa femme semble furax et la fin de sa semaine de vacances compromise. Que de misère ! Ca manque un peu d’authenticité. Mais que de misère !

Une mezzanine domine les salles de roulette. Une seule table fonctionne. Rien ne va plus ! Le zéro sort... On rentre en taxi.

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20 mai 2005

6 Djerba route touristique

    

Vendredi

Djerba route touristique

Retour en car à Djerba via Gabès. Trois heures trente de route, c’est long, c’est fatiguant, mais c’est passionnant, d’autant que, comme d’hab, on se débrouille pour être au premier rang du car. Les paysages variés, le costume traditionnel des vielles femmes qui varie d’une ville à l’autre, les oueds asséchés, les troupeaux, les palmeraies… Le Maghreb en technicolor. Dommage que le contrôleur pue atrocement des aisselles durant les trois heures trente de route. Une longue langue de terre si plate, si morne que l’on se croirait au fonds de la mer puis le bac, les mouettes, le vent de la mer, Djerba.

jerba

Hôtel Strand

On galère en arpentant la plage touristique avec les sacs à dos afin de trouver un hôtel pour nous reposer les deux derniers jours. Heureusement, il pleut un peu. La plage est vide.

On découvre finalement l’hôtel Strand. Un peu décati. Presque vide. Une petite piscine non poussiéreuse remplie d’une vraie eau liquide et bleue. La rare clientèle se compose de vieux allemands écolos bien élevés. Les serveurs ne parlent qu’allemand. Pas d’animation. Des fleurs. La chambre la plus proche de la plage de toute l’île. Une vue magnifique sur les roseaux, le sable et les vagues. Le bonheur.

On se pose.

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19 mai 2005

5 Matmata

      

Jeudi

Matmata

Car. On stoppe à Mareth, contexte propice à de nombreux jeux de mots assez fins. Pour raccourcir le trajet on affrète ensuite un taxi louage rien que pour nous. On aborde enfin la montagne. C’est joli. On renonce provisoirement à l’idée de s’ouvrir le ventre. Arrivée dans le fameux village troglodyte. Xième couscous en terrasse. On observe, goguenards, le ballet grotesque des touristes débarquant par paquets de leurs autocars pour parcourir immuablement un même périmètre restreint dont les limites, quoique imaginaires n’en sont pas moins scrupuleusement respectées par ces Marsiens en short et en sandalettes.

tunisip2001_0917_111410aa

A cinq heures tout ce beau monde a évacué le patelin qui retrouve un calme bucolique et authentique qui nous ravi. Promenade dans les collines. Moments de grâce lorsque que le couchant illumine le désert et la ville. Le passage des troupeaux de chèvres, les jeux des enfants, les palabres des femmes dans les jardins, les gestes des hommes aux tables des cafés animent la scène. La fraîcheur du soir qui vient doucement…

tunisia2001_0911_112037aa

Hôtel Matmata

On renonce aux dortoirs sous-terrains des hôtels troglodytes dont le confort précaire et l’hygiène incertaine ne peuvent séduire que des excursionnistes imbéciles arrivants directement des quatre étoiles de la côte. A ce prix, on aime autant avoir une douche dans la chambre. On dîne à l’hôtel d’un Xiéme plus un couscous en compagnie d’une taiwanaise qui, en général, termine un MBA à HEC mais qui, en ce moment, se promène toute seule avec les tunisiens en taxis louage. Total respect.

tunisia2001_0911_111156aa


Dans la soirée, des jeunes allemands débarquent d’un kat-kat et boivent bruyamment de la bière autour de la piscine (vide et poussiéreuse) jusqu’à tard dans la nuit. Finalement ulcéré, je sors et, de quelques mots d’anglais, réduit au silence cette panzer division égarée. Rommel se retourne dans sa tombe.

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18 mai 2005

4 Medennine

    

Mercredi

Medennine

Pour quelques heures de bus dans une morne plaine qui alterne la steppe et les oliveraies, voici Medennine.

olive1

Plus de touristes du tout. Visite des derniers Ksars. Y en ont détruit des centaines. Il en reste deux pâtés pour appâter le touriste. Des trous à rats en terre battue alignés les uns à coté des autres puis empilés sur trois étages. L’intérieur dégouline d’urine, de crasse et d’authenticité. La fierté locale. Thé à la menthe au café central, les Tunisiens sont adorables et communicatifs.

hpim02831

Les restaus semblent si immondes que l’on se contentera de thon en boite, de pain et de « vache qui rit » mangés au lit.

 

Auberge de jeunesse

Déserte et terne. L’arrivée tardive et inopinée d’un couple de français nous rassure un peu. Des chambres grises, sans meubles dotées d’étroites fenêtres. Un avant goût de la vie carcérale. Longue discussion sur les vertus comparées du seppuku et du 6.35 avant de sombrer dans un sommeil sans rêves.

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17 mai 2005

3 Zarzis

      

Mardi

Zarzis

Départ pour le continent via la voie romaine en bus avec les locaux .

dsc_9753


Zarzis, Zarzis, Zarzis...
Rien à voir, rien à faire, rien à visiter. Le Clermont-Ferrand tunisien. On boit un bango au bar prés de la station Shell. On arpente le quartier militaire construit par les Français en front de mer. Des murs interminables. Les villas des officiers bordent une plage superbe. Une vie de garnison certes plus confortable qu’à Metz ou à Thionville. De quoi s’accrocher un peu, de quoi justifier largement les massacres de Bizerte. Un gamin nous suit. On rêve face à la mer. Quelques touristes en calèche. Le gamin se lasse, s’éloigne. Des pêcheurs raccommodent les filets. Que d’authenticité ! Ca manque un peu de misère. Mais que d’authenticité !

hpim0271

Hôtel Nozha

Le guide du routard nous avait prévenus. On y trouve des hôtesses d’accueil pour libyens en goguette. En fait, c’est un claque. Ni plus ni moins. Les filles sont jeunes, vêtues à l’Européennes, à peine trop maquillées. Les clients, en costard, le visage émacié, genre le truand Lee Van Cleef dans « Le bon, la brute et le truand » ne sont guère rassurants. On dîne dans cette ambiance joyeuse et glauque. Uniques touristes, comme d’hab, on nous case dans une aile isolée du bâtiment. Vue sur mer et la RAI à la télé. Vaguement inquiet, je barricade la porte avec la commode et une chaise. Me voici donc, à trente piges passées, dans un bordel africain prêt à soutenir un siège avec ma femme japonaise…

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16 mai 2005

2 Houmt-Souk

   

Lundi

Houmt-Souk

Réveil a cinq heures by muezzin : Allah Akbaaaaaaaaaaaarrrrrrrrr

Ballade dans la ville. Seul un sourire de façade accompagné d’une politesse infinie, le tout nappé d’une légère couche d’humour permettent de résister avec style et panache aux assauts réitérés et agressifs des commerçants flagorneurs du souk à touristes et ce, sans les vexer à mort.

dsc_9585

Hôtel Lotos

Recommandé par des cyber-routardes nipponnes, le Lotos ne tient guère ses promesses. A sa décharge, les chantiers qui le bordent de toutes parts compromettent le calme de ses chambres et, à terme, sa vue prenable sur la mer. Les grands couloirs déserts, les plafonds élevés, les vastes terrasses, tout cela sied cependant aux routards amateurs d’ambiance post-coloniale que nous prétendons être. On établit le campement. Service impècable. L’ hôtel est totalement vide.

Promenade sur la plage des hôtel-club rien que pour dédaigner les touristes obèses. C’est bon de mépriser. On reviendra les voir plus tard.

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