27 mai 2005

Parodie de l'appel du 18 juin

    

 

Discours que le général de Gaulle aurait prononcé à la radio le 27 mai 2005

(honteusement inspiré du discours du 18 juin 1939)

Les hommes qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête du gouvernement français, ont formé une coalition. Cette coalition, alléguant la défaite de sa politique, s'est mise en rapport avec les socialistes pour voter oui.

Certes, nous avons été, nous sommes, submergés par la force médiatique, télévisée et radiodiffusée, de l'ennemi. Infiniment plus que leur nombre, ce sont les menaces, les pressions, la tactique des partis institutionnels qui nous font reculer.

Ce sont les menaces, les pressions, la tactique des partis institutionnels qui ont surpris nos concitoyens au point de les amener là où ils en sont aujourd'hui. Mais le dernier mot est-il dit ? L'espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ?

Votez non ! Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n'est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire.

Car la France n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle a un vaste Continent derrière elle. Elle peut faire bloc avec les peuples britannique et hollandais qui vont voter eux aussi et continuent la lutte. Elle peut, comme l'Angleterre, utiliser sans limites l'immense pouvoir du référendum.

Cette ratification n'est pas limitée au territoire malheureux de notre pays. Cette ratification n'est pas tranchée par le référendum de France.

Ce vote est un vote européen. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances, n'empêchent pas qu'il y a, dans ce continent, tous les moyens nécessaires pour écraser un jour nos ennemis libéraux. Foudroyés aujourd'hui par la force médiatique, nous pourrons vaincre dans l'avenir par une force médiatique supérieure. Le destin du monde est là.

Moi, Général de Gaulle, actuellement à Colombey, j'invite les électeurs et les électrices français qui se trouvent sur le territoire national ou qui viendraient à s'y trouver, avec leurs bulletin, à voter NON, j'invite les électeurs et les électrices qui se trouvent en territoire français ou qui viendraient à s'y trouver, à se mettre en rapport avec moi.

Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas.

Moins connu que l'appel du 18 juin, le discours radiophonique prononcé par le maréchal Pétain la veille
révèle une autre idée de la France. En actualisant quelques mots on obtient une parodie qui permet au vieux maréchal de donner son point de vue sur la campagne actuelle.

Discours que le Maréchal Pétain aurait prononcé à la radio le 27 mai 2005

(honteusement inspiré du discours du 17 juin 1939)

Français! J'ai demandé à mes concitoyens de voter oui à la constitution. Le gouvernement a désigné mercredi les fonctionnaires chargé de recueillir leurs votes.

J'ai pris cette décision, dure au cœur d'un soldat, parce que la situation politique l'imposait. Nous espérions résister sur les domaines de l'emploi et de la culture. Le premier ministre Raffarin avait regroupé nos forces. Son seul nom présageait la victoire. Pourtant la ligne a cédé et la pression libérale a contraint nos forces à la retraite.

Dès 2003, une nouvelle constitution était inévitable. Cet échec vous a surpris. Vous souvenant de Maastricht et de Nice, vous en cherchez les raisons. Je vais vous les dire.

Le 1er mai 2005, nous avions encore 2 775 000 personnes au chômage, malgré neuf ans de réformes énergiques. A la veille de la crise actuelle, nous en avions deux millions de moins.

En 2003, nous étions 15 nations dans l'union européenne: en mai 2005, il y en a 25.

En 2005, nous avons contre nous dix nouveaux entrants pro-américains et 60 millions d'anglais ultra-libéraux.

L'infériorité de notre protection sociale a été plus grande encore que celle de la sauvegarde de l'environnement. Les euro-députés français ont livré à un contre six leurs combats. Moins forts qu'il y a deux ans, nous avons aussi moins d'amis.

Trop peu d'enfants, trop peu d'entreprises, trop peu d'alliés: voilà notre défaite.

Le Peuple français ne conteste pas ses échecs. Tous les peuples ont connu tour à tour des succès et des revers. C'est par la manière dont ils réagissent qu'ils se montrent faibles ou grands.

Nous tirerons la leçon des batailles perdues. Depuis la victoire socialiste de 81, l'esprit de jouissance l'a emporté sur l'esprit de sacrifice. On a revendiqué plus qu'on a servi. On a voulu épargner l'effort: on rencontre aujourd'hui le malheur. J'ai été avec vous dans les jours glorieux. Chef du gouvernement, je suis et resterai avec vous dans les jours sombres.

Votez oui. Le combat reste le même. Il s'agit de la France, de son sol, de ses fils 

Posté par vanyg à 14:05 - Commentaires [1] - Permalien [#]


Commentaires sur Parodie de l'appel du 18 juin

    Et qui sera notre nouveau leader ? Le Postier, le Borgne ou le Roi de Vendée ?

    Posté par Stéven, 27 mai 2005 à 20:58 | | Répondre
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